*
'Get on your dancing shoes you sexy little swine'
*
*
Aujourd'hui. C'est dimanche. C'est l'avant l'avant dernier jour. Dernier jour de cours d'octobre. Dernier jour du premier morceaux. Dernier jour des premières fois scolaires. Dernier jour de mes 16ans en terminal litteraire. Ce sera peut-être aussi la fin d'autres choses. Autant que le commencement. C'est un cycle. On termine quelque chose pour en commencer une nouvelle. Ca semble inévitable et essentiel. Sinon, on aurait trop de choses.
Le documentaliste jeune de notre lycée. Il parle comme monsieur Garrison (South Park). Il parait d'ailleurs aussi homosexuel que lui. Il nous aime pas. Je crois qu'il aime personne. A moins qu'il n'aime tout le monde. Je sais pas trop finalement. On se demande s'il a une vie. C'est-à-dire, s'il a de quoi aimer et détester et être indiferent et regretter et oublier et mourir. On se demande si on a tous une vie. Peut-être que non. Et peut-être qu'on vit mort. Ou qu'on meurt vivant. Ou si ça se trouve on s'en fout juste et on se fend la poire. Les dents blanches, noires, jaunes, rouges, bleues, vertes. Et le soleil brille. Et sourit aussi.
Hum. Serieusement. Qu'y a t-il à faire un jour d'Halloween. Un jour de 31 octobre. A part vieillir, avoir un an de moins et mourir. On se pose tous cette question. Sauf que pour vous, c'est pas un 31 octobre. Je vais me déguiser en psychopathe de 37 ans et tuer. Je vais me déguiser en bonne femme de 48 ans et cuisiner. Je vais me déguiser en gamine de 6 ans et sucer. Je vais me déguiser en ado de 16 ans, euh ah non, de 17 ans et..? Si la question posée n'offre pas une réponse innée. Alors, soit on disserte, soit on boit. Là, pas la peine de chercher bien loin. On sait ce que l'on va faire. Il faut se poser seulement des questions aux réponses immédiates. Pas de "suis-je libre de ma nuire?", "suis-je équilibrée?", "suis-je seule?", "suis-je aimé?", "suis-je heureuse?". On n'arrive jamais à y répondre. Et on y arrivera jamais. Les réponses seront toujours changeantes. Autant que les questions. C'est frustrant. Alors on se noie et on vit.
Je pars me noyer et vivre. J'ai arreté de marquer une pause. A vous, et bon soleil.
p.s: Je n'en ai jamais, mais j'aime le faire croire.